La cage, un tête-à-tête entre la peinture et la danse
Dennys Bélanger
Le 30 août prochain, l'auditorium du Musée du Québec sera le théâtre d'un spectacle tout à fait unique mariant la peinture et la danse contemporaine. Produit par la compagnie Cademcadence, le spectacle s'intitule La cage.
"Notre spectacle se veut un feu roulant de une heure et dix minutes de peintures et de chorégraphies rehaussées de touches d'humour et de mystère", confie Christiane Bélanger, danseuse, chorégraphe et coproductrice de la pièce.
Entourés de neuf danseurs et danseuses, les deux artistes voltigent d'une chorégraphie à l'autre en "fleurtant" avec l'imaginaire et le surréalisme."La cage se veut un combat de l'imaginaire cheminant à travers les différents stades de vie de l'évolution humaine", comment Jean Gaudreau, artiste peintre et coproducteur du spectacle.
C'est dans une cage rectangulaire de quatre pieds sur six montée sur roulettes et munie d'une vitre en plexiglas que le peintre crée différents chefs-d'oeuvre picturaux sortis tout droit de son inspiration du moment. Une caméra miniature installée à l'intérieur de la cage et reliée à un écran géant permet aux spectateurs de saisir chaque impulsion créatrice de l'artiste. "Lorsque je suis en ces quatres murs, je me sens prisonier de mon imaginaire", estime M Gaudreau. La trame sonore du spectacle est signé Serge Gravel, avec la participation de Maryse Bérubé, percusioniste.
Communiquer par l'art
Tout au long de la présentation, les deux artistes essaient de communiquer par le biais de leur art respectif. "La cage, c'est une démarche logique, un univers psycologique faisant un parallèle avec les stéréotypes véhiculés dans notre société", enchaîne Mme Bélanger. Outre cette production, les deux artistes, qui partagent le même respect du public comptent ensemble pas moins de quarante ans de métier.
En plus de produire leur propre spectacle, ils sont propriétaires du Centre de diffusion artisique du Vieux-Port où, chaque quinzaine, des peintres de différents secteurs exposent leurs oeuvres. "notre approche du domaine de l'art se veut quelques peut marginale et, de ce fait, si nous pouvons insuffler à d'autres créateurs le goût de "performer" la démarche n'aura pas été vaine", lance Jean Gaudreau.
"La danse contemporaine et la peinture abstraites sont les parents pauvres de l'art et nous espérons qu'avec notre action les sphères dans lesquelles nous évoluons cesseront d'être boudées par le grand public", conclut le couple Bélanger-Gaudreau. |