
La couleur de Jean Gaudreau sur les silos de la Bunge
Par Alexandra Perron (Le Soleil, 9 septembre 2009)
(Québec) Tout l'été et jusqu'au 13 septembre, les couleurs franches des tableaux de Jean Gaudreau dansent sur les silos de la Bunge. L'artiste peintre de Québec s'est vu offrir comme un cadeau cette présence dans la nouvelle mouture du Moulin à images de Robert Lepage et voit déjà un effet de cette visibilité.
«Les gens d'Ex Machina m'ont approché par courriel en janvier. Ils cherchaient un artiste entre deux âges, ni trop jeune, ni trop vieux, avec une peinture éclatée. Robert Lepage voulait ajouter plus de couleurs dans la nouvelle version du Moulin. Moi, je m'inscrivais parfaitement dans ça», explique Jean Gaudreau, encore ému de se retrouver aux côtés des grands disparus comme Jean Paul Lemieux, Alfred Pellan et Jean-Paul Riopelle.
«C'est comme si on me disait que je fais désormais partie de l'histoire culturelle du Québec. C'est difficile de percer dans le monde des arts visuels. Là, c'est un peu comme l'aboutissement de tout le travail entrepris il y a plus de 25 ans.»
Les six tableaux de Gaudreau (Progression I, Chaise échelle I, Conflit de personnalité, Progression II, Suite de danses en accordéon et Autour d'un fragment récupéré) côtoient ceux de peintres contemporains comme Luc Archambault, Martin Bureau, Antoine Dumas, Paul Béliveau et nouvellement Paul Hunter.
Cette exposition dans le Moulin à images a eu ses effets. Gaudreau a reçu plusieurs courriels du Québec, des États-Unis et de l'Europe. «Aujourd'hui, avec Internet, les gens réussissent à entrer en contact avec vous. Je sens plus la retombée au niveau de la reconnaissance, de la crédibilité», dit le peintre, certain qu'il entendra encore parler de cette expérience dans 10 ans.
Le Moulin à images est présenté sur les silos de la Bunge du mercredi au dimanche à 21h, jusqu'au 13 septembre.